L’Artemisia et la lutte contre la malaria

 

Le Rotary Luxembourg-Vallées soutient un projet au Pérou qui utilise les propriétés curatives des tisanes en provenance de l’Artemisia annua. Ce projet de 3 000 € se fait en collaboration avec  l’ONG locale Ciades, avec l’ONG luxembourgeoise IfbV,  avec Médecins sans Frontières, avec le Rotary Club de Trujillo-Perou et celui de Audun-le-Tiche/Villerupt.

 

La malaria tue chaque année 2 millions de personnes et 500  millions de personnes souffrent de cette maladie débilitante.

 

Aujourd’hui l’OMS recommande de nouveau ( et même Greenpeace et le WWF sont d’accord) la pulvérisation à l’intérieur des habitations du DDT extrêmement efficace contre les moustiques. Aucun impact sur la santé humaine causé par cet insecticide n’a pu être constaté après 30 années d’études épidémiologiques. Mais les blocages mentaux et légaux contre l’utilisation du DDT contre ce génocide scandaleux ( 60 000 millions en 30 ans) de notre époque restent difficiles à surmonter. Voir à ce sujet sur Internet l’excellent article de N. Kristoff dans le New York Times du 8 janvier 2005

 

Aussi la découverte récente des propriétés curatives de l’artemisinine contenue dans une variété d’armoise (einjähriger Beifuss) soulève d’énormes espoirs. Le projet Médiplant suisse (www.mediplant.ch) a mis au point   une variété d’Artemisia annua qui contient dix fois plus d’artemisinine que la variété sauvage. Au lieu de devoir extraire la substance active pour en faire un médicament on peut utiliser la tisane faite avec les feuilles séchées. Des essais faits dans différents pays du monde confirment que de consommer cette tisane pendant 5 jours guérit complètement et définitivement de la maladie. 

L’ONG péruvienne Ciades plantera de l’Artemisia sur 3000 m2. Les semences ont été gracieusement offertes par info@acp-paludisme.info et romobaumann@bluewin.ch. Plusieurs projets de coopération dans le domaine agronomique ont été menés au cours des années passées par l’ONG IfbV en collaboration avec cette ONG péruvienne, donnant ainsi à ce projet les garanties de réussite et de durabilité. Grâce à l’assistance des clubs Rotary péruviens nous espérons atteindre une commercialisation à grande échelle du produit au Pérou et d’autres régions amazoniennes fortement affectées par la malaria.

 

Pierre Lutgen